Archives pour la catégorie Poemes



A la santé

A la santé dans Poemes barre1409

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Avant d’entrer dans ma cellule
Il a fallu me mettre nu
Et quelle voix sinistre ulule
Guillaume qu’es-tu devenu

*

Le Lazare entrant dans la tombe
Au lieu d’en sortir comme il fit
Adieu adieu chantante ronde
O mes années ô jeunes filles

*

APOLLINAIRE
(Alcools)
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La mort des artistes

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Combien faut-il de fois secouer mes grelots
Et baiser ton front bas, morne caricature ?
Pour piquer dans le but, de mystique nature,
Combien, Ô mon carquois, perdre de javelots ?
*
Nous userons notre âme en de  subtils complots,
Et nous démolirons mainte lourde armature,
Avant de contempler la grande Créature
Dont l’infernal désir nous remplit de sanglots !
*
Il en est qui jamais n’ont connu leur Idole,
Et ces sculpteurs damnés et marqués d’un affront,
Qui vont se martelant la poitrine et le front,
*
N’ont qu’un espoir, étrange et sombre Capitole !
C’est que la Mort, planant comme un soleil nouveau,
Fera s’épanouir les fleurs de leur cerveau !

*

Baudelaire
(Les fleurs du mal)
CXLVII)

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Pourquoi triste ô mon âme…

Pourquoi triste ô mon âme... dans Poemes barre1409

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*
Pourquoi triste, ô mon âme
Triste jusqu’à la mort,
Quand l’effort te réclame,
Quand le suprême effort
Et là qui  te réclame ?
*
Ah ! Tes mains que tu tords
Au lieu d’être à la tâche,
Tes lèvres que tu mords
Et leur silence lâche,
Et tes yeux qui sont morts !
*
N’as-tu-pas l’espérance
De la fidélité,
Et, pour plus d’assurance
Dans la sécurité,
N’as-tu pas la souffrance ?

…/…

Marche à lui vivement,
Tu verras disparaître
tout aspect inclément
De sa manière d’être,
Avec l’éloignement.
*
Les biens qu’on ne voit pas,
toute joie inouïe,
Votre paix, saints combats,
L’extase épanouie
Et l’oubli d’ici-bas,
*

Et l’oublie d’ici-bas !

*

Verlaine
Sagesse XXII

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L’enfer

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***

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Un homme a traversé le désert sans rien boire
Et parvient une nuit sur les bords de la mer
Il a plus soif encore à voir le flot amer
Cet homme est mon désir, la mer est ta victoire.
*
Tout habillé de bleu quand il a l’âme noire
Au poids d’une potence un beau masque prend l’air
Comme si de l’amour – ce pendu jaune et vert -
Je voulais que brûlât l’horrible main de gloire.
*
Le pendu, le beau masque et cet homme altéré
Descendent dans l’enfer que je creuse moi-même
Et l’enfer c’est toujours : « Je voudrais qu’elle m’aime. »
*
Et je n’aurais-je jamais une chose à mon gré
Sinon l’amour, du moins une mort aussi belle.
Dis-moi, le savais-tu que mon âme est mortelle ?

***
*

Apollinaire
(Il y a)
***
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Le Vampire

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***
*

Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon cœur plaintif es entrée ;
Toi qui, forte comme un troupeau
De démons, vins, folle et parée,

De mon esprit humilié
Faire ton lit et ton domaine ;
- Infâme à qui je suis lié
Comme le forçat à la chaîne,

Comme au jeu le joueur têtu,
Comme à la bouteille l’ivrogne,
Comme aux vermines la charogne,
- Maudite, maudite sois-tu !

J’ai prié le glaive rapide
De conquérir ma liberté,
Et j’ai dit au poison perfide
De secourir ma lâcheté.

Hélas ! Le poison et le glaive
M’ont pris en dédain et m’ont di :
« Tu n’es pas digne qu’on t’enlève
A ton esclavage maudit,

Imbécile ! – de son empire
Si nos efforts te délivraient
Tes baisers ressusciteraient
Le cadavre de ton vampire ! »

*

Le vampire
Baudelaire (XXXIII)

***
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Les bijoux

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La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur,
Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur
Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des Mores.

*

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j’aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

*

Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d’aise
A mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.

*

Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompte,
D’un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

*

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l’huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

*

S’avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s’était assise.

*

Baudelaire
Les fleurs du mal

***
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PAIX

De leurs épées
ils forgeront des socs
Et de leur lances
des serpes.
Une nation ne tirera plus
l'épée contre une autre,
Et l'on ne s'entraînera plus à la guerre.
ANC. TEST.
(Isaîe,II,4)

Mère

Dieu n'aurait pu être partout et, par conséquent, il créa les mères. (Proverbe juif)

COMPRENDRE

Tu veux comprendre Dieu
mais d'abord comprend l'homme
Je t'en défie
Allons ! définis, classe, nomme
L'être mystérieux
que tu portes en toi
Scrute avec ton regard
flaire avec ta narine
Fouille-toi,
tire-toi l'homme de la poitrine
Et mets-le sur la table
et penche-toi pour voir
Ce que c'est que ce monstre
éblouissant et noir !
Qu'en dis-tu ?
Te plaît-il que nous parlions de l'homme ?
Es-tu flamme et génie ?
es-tu bête de somme ?
Dis, parle. Oh ! quel spectacle étrange que ceci :
Un dieu monstre,
un esprit par la chair obscurci,
Vivant, comme debout
sur le tranchant d'un glaive,
Entre l'ombre qui monte
et l'aube qui se lève,
Du ciel
dans le fumier toujours précipité
Et d'une extrémité dans l'autre extrémité
Et ramené sans cesse
au point dont il dévie
Par l'oscillation lugubre de la vie.
HUGO

DEPUTE

Célèbre réplique lancée à l'Assemblée nationale par un député qu'un collègue traitait d' "imbécile" :
Dans ce cas, vous pouvez voter pour moi. Je suis qualifié pour vous représenter !

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